Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 22:53

last-night3 - CopieJ'aurais pu l'aimer. J'aurais vraiment pu l'aimer.

Parce que j'ai de l'amour à donner. Je crois que j'ai beaucoup d'amour à offrir.

 

 

Bien sûr, pas comme ça, en libre service. je choisis quand même à qui je peux ou veux donner cet amour. Je fais ma sélection, ou elle se fait naturellement.

 

 

Et tu sais quoi? Il n'en a pas voulu.

Il a pas voulu que je lui offre ça, que je lui donne cette part de moi.

Il a tout rejeté en bloc.

Il m'a balancé au visage le présent que je lui faisais.

Comme un gosse à Noël qui jette par terre le cadeau qu'il vient de déballer parce qu'il le trouve pas beau, parce que c'est pas ce qu'il attendait, parce qu'il est déçu...

 

 

Je dis pas que mon amour est exceptionnel ou mieux qu'un autre.

Juste il est sincère. Et puis c'est le mien quoi. C'est tout. J'y tiens et j'ai pas envie de le gaspiller.

Sinon, j'ai l'impression qu'il perdrait de sa valeur.

C'est stupide non?

 

C'est quand même un monde de pas pouvoir rencontrer cette personne avec qui partager ce sentiment!

 

Quoi? Non, tais-toi. C'est gentil mais je peux pas entendre ça. Je veux plus entendre ça.

C'est pas contre toi hein, mais j'arrive plus à croire à tout ça.

 

 

Par Edie S. - Publié dans : parce qu'y'en a marre
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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 13:41

J'étouffais la petite voix. L'étouffais en galopant vite, vite dans la ville. Le plus vite possible.

A tour de bras, à tour de jambes, à tour de mots.

Je me mettais à parler comme un moulin. N'importe quoi. A n'importe qui. Répétant bien haut et fort que c'était fini. Fini. Je l'étouffais la petite voix, sous les oreillers, quand la nuit venait. Je me tournais et me retournais dans le lit. Répétais tout haut : "Rappelle-toi, c'est un salaud, un salaud. Oublie-le. Oublie-le." mais c'était trop tard : il me manquait. Je le sentais. Mon corps ne m'obéissait plus. Ma main empoignait le téléphone et il fallait que je l'arrête juste à temps...

Mes yeux le cherchaient partout dans la rue. Mes jambes se rapprochaient de lui.

Sans arrêt, il fallait que je surveille mon corps.

 

Où est-elle passée l'autre moi?

De temps en temps, elle apparaît. Quand je m'y attends pas. Elle pousse la porte, dit "Hello!", s'assied en tailleur en face de moi. On se retrouve nez à nez. Et je la reconnais. Le bonheur me saisit la gorge. Je suis la reine du monde. Personne ne peut me piquer mon trône, mes cailloux, mon sceptre. D'ailleurs, je n'ai besoin de personne quand je lui mets la main dessus. J'ai l'éternité devant moi. J'existe. Je remplis la pièce. J'éprouve la sensation étrange d'adhérer à moi-même. Aux milliers de petits détails qui font que je suis moi. Unique au monde. Un petit bijou ciselé d'or fin, de pierres précieuses. Je n'ai pas besoin du regard des autres. J'ai la conviction d'exister. Chaque chose est à sa place. Je sais exactement où je suis. Qui je suis. Pourquoi je suis là. Où je vais.

J'ai tout mon temps.

Sauf qu'elle reste jamais...

 

J'attends, recroquevillée. Coupée du monde extérieur, sourde et aveugle aux autres. A lui d'abord, aux bruits d'assiettes, aux serveurs qui courent d'une table à l'autre les pommettes rouges et le front perlant de sueur.

Je les regarde et m'étonne qu'ils continuent à s'agiter de la sorte quand tout en moi s'est figé.

C'est ça alors, l'amour?

Un éternel recommencement. Toujours la vieille douleur qui n'attend qu'un signe pour se déplier et me ronger les entrailles. La peur, la douleur et la rage.

La rage d'être impuissante et de subir encore. Pourquoi? Mais pourquoi? C'est toujours pareil, même quand je décide de changer de conduite, de m'en sortir...

Par Edie S. - Publié dans : parce qu'y'en a marre
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 13:04

1.jpg Un feu s'est allumé dans mon cœur
Atteignant son paroxysme, il m'a fait sortir de l'obscurité
Enfin, je peux voir qui tu es vraiment
Vas-y, lâche-moi, et je te laisserai dans ta misère
Regarde moi partir, avec ce que tu m'as laissé,
Ne sous-estime pas les choses que je pourrais faire
Un feu s'est allumé dans mon cœur
Atteignant son paroxysme, il m'a fait sortir de l'obscurité

Nous aurions pu tout avoir
Tu vas souhaiter ne m'avoir jamais rencontré
Tes larmes vont couler, glissant dans les abîmes
Tu avais mon cœur entre tes mains
Tu vas souhaiter ne m'avoir jamais rencontré
Et tu le faisais battre en rythme
Tes larmes vont couler, glissant dans les abîmes

Je n'ai pas d'histoire à raconter
Mais j'en ai entendu une sur toi
Et je vais te faire perdre ta tête
Pense à moi dans ton plus profond désespoir
Construit-toi une maison là-bas car la mienne je ne la partagerai sûrement pas

Nous aurions pu tout avoir
Tu vas souhaiter ne m'avoir jamais rencontré
Tes larmes vont couler, glissant dans les abîmes
Tu avais mon cœur entre tes mains
Tu vas souhaiter ne m'avoir jamais rencontré
Et tu le faisais battre en rythme
Tes larmes vont couler, glissant dans les abîmes

Profite de toutes les occasions
Croise les doigts pour trouver ce que tu recherches
Transforme mon chagrin en or précieux
Tu me le payeras et récolteras ce que tu as semé

Nous aurions pu tout avoir
Tu vas souhaiter ne m'avoir jamais rencontré
Tes larmes vont couler, glissant dans les abîmes
Tu avais mon cœur entre tes mains
Tu vas souhaiter ne m'avoir jamais rencontré
Et tu le faisais battre en rythme
Tes larmes vont couler, glissant dans les abîmes


Par Edie S. - Publié dans : music
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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 02:07

We'll do it all
Everything
On our own

We don't need
Anything
Or anyone

If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world?

I don't quite know
How to say
How I feel

Those three words
Are said too much
They're not enough

If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world?

Forget what we're told
Before we get too old
Show me a garden that's bursting into life

Let's waste time
Chasing cars
Around our heads

I need your grace
To remind me
To find my own

If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world?

Forget what we're told
Before we get too old
Show me a garden that's bursting into life

All that I am
All that I ever was
Is here in your perfect eyes, they're all I can see

I don't know where
Confused about how as well
Just know that these things will never change for us at all

If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world?

Par Edie S. - Publié dans : music
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Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 23:38

http://www.youtube.com/watch?v=qemWRToNYJY

 

I heard that you're settled down
That you found a girl and you're married now
I heard that your dreams came true
Guess she gave you things I didn't give to you
Old friend, why are you so shy?
Ain't like you to hold back or hide from the light

I hate to turn up out of the blue uninvited
But I couldn't stay away, I couldn't fight it
I had hoped you'd see my face
And that you'd be reminded that for me it isn't over

Never mind, I'll find someone like you
I wish nothing but the best for you, too
Don't forget me, I beg
I remember you said
"Sometimes it lasts in love
But sometimes it hurts instead"
Sometimes it lasts in love
But sometimes it hurts instead,

You know how the time flies
Only yesterday was the time of our lives
We were born and raised in a summer haze
Bound by the surprise of our glory days

I hate to turn up out of the blue uninvited
But I couldn't stay away, I couldn't fight it
I had hoped you'd see my face
And that you'd be reminded that for me it isn't over

Never mind, I'll find someone like you
I wish nothing but the best for you, too
Don't forget me, I beg
I remember you said
"Sometimes it lasts in love
But sometimes it hurts instead"

Nothing compares
No worries or cares
Regrets and mistakes, they're memories made
Who would have known how bittersweet this would taste?

Nevermind, I'll find someone like you
I wish nothing but the best for you
Don't forget me, I beg
I remember you said
"Sometimes it lasts in love
But sometimes it hurts instead"

Nevermind, I'll find someone like you
I wish nothing but the best for you, too
Don't forget me, I beg
I remember you said
"Sometimes it lasts in love
But sometimes it hurts instead"
Sometimes it lasts in love
But sometimes it hurts instead

 

Someone like you - Adele

Par Edie S. - Publié dans : music
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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 02:11

Alors voilà, je suis réveillée vers 5h du mat par une crise d'angoisse.

Mais comme c'est quand même con pour une chômeuse de se lever à 5h du mat, j'essaie de me rendormir sans prendre de médocs parce que ça fait bientôt 1 an que j'en prends plus et qu'au fond, j'ai pas de raison d'en prendre à nouveau.

Et je me lève vers 10h. Je vais promener le chien. Et je rentre. J'allume la TV parce que ça fait une présence la TV.

Puis j'essaie d'avaler quelque chose. Quand ça va, je me motive pour faire du ménage : passionnant!

 

Et si j'ai un déj de prévu, je prends ma douche et je me prépare dans les régles.Il faut bien le dire, parfois, un déj, c'est le seul truc que j'ai à faire dans ma journée.

Après le déj, je prends le trajet le plus long pour pas revenir trop tôt à la maison.  Parce que j'ai rien à faire de plus là-bas. Parce que je me sens pas chez moi là-bas.

 

Quand je rentre, j'allume de nouveau la TV. Et la plupart du temps, je dors. Je fais une sieste. Ca passe le temps et ça évite de penser.

Et quand j'ai un truc de prévu le soir, je tâche de me préparer à nouveau. Pour faire bonne figure. Pour faire la fille active, qui a des journées bien remplies.

Mais ça peut pas être tout le temps, les déj et les sorties le soir parce qu'avec le chômage, il faut faire gaffe de ne pas trop claquer.

Alors, je sors encore le chien, et puis j'attends que la nuit tombe et je matte la TV. Toujours.

 

Oui, je noircis le tableau à fond parce que comme on me dit, j'ai fait des choix, j'ai eu ma formation et il faut que je me bouge le cul pour pouvoir gagner ma vie avec ça. Alors, je fais des démarches, mais j'y crois pas. Ca me fait peur. Je suis tétanisée.

 

Je fais semblant de bien gérer la situation parce que j'ai déjà perdu pied par le passé. J'ai déjà trop sollicité les gens proches de moi. Et je veux plus avoir à faire ça.

 

Quand on me dit que je suis intelligente, que j'ai fait des choix que les autres auraient pas été capables de faire. Que je suis jolie, sympa et que j'ai de la chance, parce que j'habite un appart que ma mère a payé. Que je suis bien entourée par ma famille, mes amis... Je suis d'accord. Je suis bien d'accord quand on me dit ça.

Je peux pas dire le contraire. Les faits sont là pour le prouver et je ne peux qu'être d'accord.

 

Mais je peux plus entendre ça.

 

Oui, oui il faudrait que je prenne du recul. J'y suis bien arrivée pendant 1 an. J'ai évolué. J'ai changé.

 

Alors pourquoi j'arrive pas à désarçonner ce putain de naturel qui revient au galop???

 

 

Par Edie S.
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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 23:45

Elle était là. Juste là. Peut-être au mauvais endroit, au mauvais moment.

Elle a juste eu le tort d'être là.

 

Et elle est abîmée à présent. Elle a été blessée.

Elle s'était faite apprivoisée. Tout doucement. Alors, elle a lâché prise. Elle a accordé sa confiance.

Et puis, il y a eu cette méchanceté. Cette violence. Cette agressivité.

 

On l'a aimé. Puis pris son coeur. Arraché et piétiné.

Enfin, abandonné.

En donnant l'illusion de l'abandon.

 

Comme ça, laissée, sur le bord de la route. Seule.

 

Maintenant, quand elle verra les phares d'une voiture au loin, elle aura peur.

Et elle n'ira plus se jeter sous les roues.

Par Edie S.
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 13:47

Stay still, be still
No wonder you are always lost
As a messenger you must be known
With messages you must return
To be seen by demanding hands
And touches of jealous men
Invisible, unforgivable
To all their secret ends

Be it so be quick
Don’t run just walk and walk and walk
Don’t lose yourself to decorate
Somewhere on your wall
Cause somewhere in your mind
You know you are doing fine
Holding secret hair locks
You’ll pluck before you hide

So how can I keep anything to myself
So how can I keep anything to myself
So how can I keep anything to myself
Behind these clouds
I’m almost home.

 

Blonde Redhead - Misery is a butterfly

Par Edie S. - Publié dans : music
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Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 12:15

Je vous regarde de là-haut et je me marre bien! C'est drôle de vous voir tous comme ça, chacun dans vos vies respectives... J'ai une belle vue d'ensemble!

 

J'aime pas dire ça mais j'en pouvais plus. Je pensais pas que c'était possible de souffrir autant. Physiquement je veux dire. Même la morphine ne me soulageait plus. J'avais les entrailles déchirées, broyées.

J'avais mal aux os. Je savais pas qu'on pouvait avoir mal aux os. On te le dit pas ça.

On t'explique pas que ton corps est déchiqueté de l'intérieur comme de la viande hâchée.

Que t'as un sale goût de métal dans la bouche.

Que tu te chies dessus parce que tu n'as plus la force de te retenir.

Que tu pleures comme un bébé en appelant ta mère parce que t'en peux plus.

 

J'ai honte, mais j'ai supplié, j'ai imploré l'autre Con là-haut ou je ne sais qui d'autre, pour qu'il me sorte de là, pour qu'il débranche les fils de ma propre vie.

J'ai honte, je savais que c'était horrible pour les autres de me voir partir mais je tenais plus.

 

Et puis, je pensais à M. et à Y. et je me disais que c'était pas possible. Que j'avais pas le droit de lâcher. Que c'était pas moi, là, dans ce lit d'hôpital en train de crever.

Putain, j'pouvais pas les laisser! C'était dégueulasse pour eux. Pour leur mère.

Ils grandiraient sans Papa. Je verrais jamais leurs 1ères petites copines. Je verrais pas le sourire sur leur visage quand ils auraient leur bac. Je leur ferais pas leurs 1ers mojitos. Je les verrais pas se marier. Je serais jamais grand-père.

 

Et puis il y avait mes parents. J'étais leur seul fils. Ils m'ont vu naître, grandir, mourir. Ca se passe pas comme ça normalement.

Je dis pas que j'aurais aimé les enterrer, mais je pense qu'ils auraient préféré ça que l'inverse quand même.

Y'a 30 ans, ma mère se penchait sur mon lit pour m'embrasser sur le front. Là, elle se penchait sur mon lit pour l'éponger.

 

Alors, je me suis battu. Je vous jure que j'y ai cru. J'ai lutté contre cette merde du mieux que j'ai pu parce que je pouvais pas partir comme ça. Mais ces maudites cellules ont résisté. Tenaces ces conneries. Elles voulaient plus me lâcher.

Et tu vois la tronche des médecins quand ils viennent t'annoncer les "mauvaises nouvelles" : ils essaient de pas en faire trop mais tu vois tout de suite. Tu comprends que c'est fini avant même qu'ils aient ouvert la bouche.

 

On dit que c'est terrible pour ceux qui restent et je veux bien le croire, mais quand je vois ce (ceux) que j'ai laissé, j'ai les boules. Ca aurait dû être que le début et cette saloperie a mis un point final à ma vie.

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Par Edie S. - Publié dans : parce qu'y'en a marre
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Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 12:37

"Hier, j'ai acheté un déodorant. Un déodorant pour hommes, bleu marine, sans alcool. Je n'ai pas fait attention, j'ai tendu la main vers le rayon et séduite par sa couleur, sa rondeur et la calligraphie de l'étiquette, je l'ai posé dans mon panier avec le coton, les mouchoirs, le café et les muffins. Quand je suis rentrée, j'ai déballé mes emplettes, j'ai ouvert le déodorant et...

Il m'a explosé au nez.

Une bombe à retardement.

C'était lui. Il me revenait. Lui et son odeur d'homme fort qui ne cédait jamais. Lui, son sourire, sa bouche, ses bras qui se levaient après la douche pour appliquer le déodorant. Les larmes aux yeux, je l'ai rebouché n'importe comment. Jeté à la poubelle, vite, vite. Couru vider la poubelle dans le local pour ne pas être tentée d'aller le repêcher et de le respirer à nouveau. Pas lui. Plus lui. Plus jamais, jamais, jamais lui. Plus jamais cette guerre que je perdais toujours et recommençais avec témérité. Il avait gagné : j'avais pris la fuite. Vaincue, en lambeaux, mais fière de partir la première. Fieté qui ne pèse pas lourd quand un déodorant fait jaillir un fantôme en capuchon bleu..."

 

 

"Est-ce qu'elles connaissent la volupté, elles? Ou le rut bâclé d'un mâle grossier qui désire juste se soulager puis retombe, satisfait, sur le côté? Est-ce qu'elles supplient, réclament, attendent, palpitent? Ou se laissent chevaucher, indifférentes, les paupières plombées de fatigue? Est-ce qu'elles ont déjà franchi la frontière dont on ne revient jamais? La frontière qui rend tous les autres fades et ignorants?

J'observe et je me dis que non. Elles auraient un petit sourire de connivence avec elles-mêmes, un petit sourire alangui, mystérieux qui marquerait une pause dans leur activité... Un infime temps suspendu qui rejoindrait l'éternité du temps, allumerait une lueur dans leur face plate...

Elles seraient un tout petit peu reines, avec un début de traîne et une petite couronne en plastique.

La volupté, la connaissance de cette volupté, vous rend royale. Elle vous rend belle aussi. Transforme n'importe quelle pétasse en une amphore délicate qu'on a envie de profaner."

 

 

"Affamée de cet homme qui dit non. Qui ne donne pas. Qui prend et reste muet, qui prend et disparaît."

Par Edie S.
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